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L'histoire du billard

D'origine orientale, ce jeu a été introduit en Europe vers l'époque des croisades; mais il est probable que ce n'était alors que le jeu de bagatelle, et qu'il subit plus tard des modifications qui l'ont amené à son état actuel. Il se répandit surtout à partir du règne de Louis XI. Tel qu'on le pratique aujourd'hui en France, il ne laisse aucune place au hasard; c'est essentiellement un jeu de précision; il constitue un exercice salutaire et peu violent, agréments qui expliquent la faveur dont il bénéficie.


D'où vient le mot "billard"  ?

Le billard est un mail (*) de table, un peu ce que le ping-pong est au tennis. Il faut savoir qu'avant d'être le vaste tapis vert (ou bleu) que l'on connaît, le billard a été simplement la queue elle-même, la canne qui sert à pousser les boules.

Le mot est dérivé de « bille », dans le sens bille de bois, tronc d'arbre (« bille » de chemin de fer). En 1399 un billard était un « bâton recourbé pour pousser des boules ». Le jeu lui doit son nom. Au XVe siècle le jeu se développe et au XVIe il apparut à peu près sous sa forme actuelle. Sauf que la table, portative et placée sur tréteaux, comportait des trous et aussi des arceaux - dont a hérité le croquet. Ces trous, « en forme de poche », s'appelaient des « belouses », contracté en « blouses » - ils s'appellent toujours ainsi. Ce mot, d'origine inconnue, avait d'ailleurs été emprunté au jeu de paume où il désignait le « creux qui est au bout de la 1a galerie pour recevoir les balles ».


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Etre blousé

Dès qu'il y a des trous quelque part les hommes ont tendance à y voir paillardise. Ces belouses où entraient les boules devinrent aussi « sexe de la femme ». A. Doillon donne une première attestation de ce sens en 1585. Il donne également en 1610 : « Mettre Maître cas dans la belouse : faire l'amour. » Il s'établit ainsi un double sens aigrillard sur belouse, blouse, et blouser (faire entrer la boule, et autre chose) qui a cheminé en sous-langue, et dont il reste des traces inconscientes encore aujourd’hui 'hui dans des phrases comme « il lui en a mis plein sa blouse ». On pense qu’il s’agit du tablier… Ce sous-entendu éclaire par exemple ces alexandrins curieux de La Fontaine « à Mme de La Fayette en lui envoyant un petit billard » :

Les belouses, ce sont maint périlleux détours,
Force pas dangereux où souvent de soi-même
On va se précipiter. (Littré.)


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Qui croirait que notre anodin « être blousé » - être abusé - a une origine aussi résolument gaillarde? Qu'il n'est que la forme affaiblie par le temps de l'actuel et brutal « être baisé »? .. 

Dévisser son billard

En tout cas, au XVIIe siècle, le billard se développa et prit son véritable essor. Il fut frénétiquement à la mode à la cour de Louis XIV - où décidément on se ruait sur tout ce qui passait !On se demande où il a pu trouver le temps de faire tant de guerres celui-là!... C'est vrai qu'il les faisait faire. Il restait chez lui. Il attendait les nouvelles. Il lui fallait bien tuer le temps. Ou bien il les déclenchait sur des paris?.. On apprendra peut-être un jour qu'il avait joué l'édit de Nantes au brelan, ou au piquet, ou à la bruscambille... Quel dommage qu'il n'ait pas connu le poker ! C'est ça qui fait les bons gouvernements!



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Toujours est-il que le vif engouement pour le billard, dans l'entourage affectueux du monarque provoqua même une première régression du jeu de paume dans la noblesse. Le billard se répandit partout. .. Or les queues - les « billards » donc - étaient des cannes légèrement recourbées et évasées vers le bout portant sur la boule: ce bout qui est précisément la « queue » du billard. Formées de plusieurs parties, elles se vissaient et se... dévissaient! Les queues droites modernes à bout mince garni de cuir ne datent que du siècle dernier. Elles ont permis par l'étroitesse de leur pointe d'affiner le jeu en inventant les différents effets, à droite, à gauche et rétro- grades - mais elles se vissent et se dévissent toujours!

« Dévisser son billard» - mourir - n'est donc pas une phase saugrenue du rituel des pompes funèbres - ni de celui des salles d'opération! C'est simplement démonter sa queue, la ranger et quitter la partie. Une image à la Beckett, si j’ose dire…Cela évoque les arrière-salles de café, l’animation, le bruit des voix, des boules qui s’entrechoquent, le claquement du cuir sur l’ivoire. C’est quitter la fête en somme…



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Extrait de : La puce à l’oreille, anthologie des expressions populaires avec leur origine. P 116-117. Claude Duneton – Edit. Stock 1978.
(*) mail : marteau ; maillet à manche flexible pour pousser une boule de buis, au jeu qui porte son nom ; par extension, allée réservée au jeu de mail ; par analogie, allée, promenade bordée d’arbres dans certaines villes. (Le Robert). A Bruxelles, il y a d’ailleurs une « rue du Mail ». Bien sûr, se prononce "maille" et non « mél » comme dans e-mail….!


De la terre aux billes de bois à la table aux billes d'ivoire


Au début, ce jeu est pratiqué à même le sol. C'est une variété de croquet avec des arceaux.

En Angleterre, en Italie, en Espagne, il avait des règles à peu près identiques et exigeait l'emploi de boules de bois ou billes de 10 centimètres de diamètre, manipulées à l'aide d'un bâton recourbé appelé baliyard en Angleterre, velorto en Espagne, biblia en Italie et lihard en France.

Cela dura environ deux siècles, puis le Billard se manifesta sur des tables où il conserva la plupart de ses principes antérieurs.

Au cours du 15ème siècle, le premier modèle de table connu est attribué au maître ébéniste-menuisier Henri De Vigne qui l'aurait conçu et réalisé en 1469 sur commande du roi Louis XI pour sa résidence parisienne préférée, le château de la Bastille, où il aimait particulièrement faire retraite.

Ses dimensions étaient de 8 pieds de long et de 4 de large et pesait 618 livres. Quatre aulnes de drap d'Elbeuf recouvraient une dalle de pierre. Il coûta la somme de 317 livres parisis, 7 sols et 6 deniers.


Seizième siècle : découverte des amériques et... du billard

Mais, c'est entre les années 1550 et 1630, que le jeu de Billard entre dans les moeurs.

Il existait alors, à Paris, de 120 à 150 Billards dont les tables avaient les formats suivants : 12 pieds sur 6, pour les plus grands, d'autres de 10 pieds sur 5, les plus petits 8 pieds sur 4 et même 6 pieds sur 3. (1 pied = 0,324 m). Ce jeu était alors pratiqué aussi bien par des nobles que par des bourgeois, des écoliers ou des valets.

C'est le 16 mai 1634, que pour la première fois, le mot 'académie' fut utilisé pour une salle de Billard. Le cardinal de Richelieu aimait le Billard et, en 1636, il installa l'Académie Royale pour la noblesse dans la vieille rue du Temple.

Il accorda 22.000 livres pour cet établissement destiné à l'éducation de 20 fils de gentilshommes pauvres, hébergés gratuitement et de 50 autres cadets payant pension. Le programme d'éducation comportait : les exercices militaires, les mathématiques, l'histoire, l'escrime et le billard.

La connaissance complète de ce jeu était exigée lors des examens de sortie donnant droit à l'admission dans les mousquetaires du Roi. Louis XIV joua au Billard dès l'âge de 15 ans.


Billard : le meuble lui-même (informations extraites d'un ancien traité de billard).

Le billard n'est pas seulement une importante pièce de menuiserie, une oeuvre de luxe à laquelle ont travaillé les fondeurs, les ciseleurs, les sculpteurs, mais c'est aussi une oeuvre douée d'une précision mathématique, car il doit réunir dans sa confection trois conditions essentielles :

a. L'horizontalité de la table s'obtient au moyen du niveau. Autrefois la table était formée de deux châssis en bois déjà éprouvés, très sec et peu susceptible d'absorption quelle qu'elle soit. On formait ces châssis avec de petits carrés de bois de chêne pris au coeur de vieilles poutres provenant de la démolition des édifices. Ces deux châssis, lors de leur mise en place, s'assemblaient au milieu de la longueur du billard au moyen d'une forte languette entrant dans une profonde rainure, et ce point total de réunion reposait sur une traverse. Aujourd'hui on ne fait presque plus de tables en bois, on les fait en fonte, en glace, en marbre, en pierre de Tonnerre et surtout en ardoise. Les parties inférieures du billard telles que traverses, entretoises, piliers, etc., se nomment le bâti.

b. L'immobilité,
ainsi que l'horizontalité, s'obtient soit en scellant les supports de la table dans le sol, si l'on est à un rez-de-chaussée, soit en calant ces mêmes supports, moyen abandonné aujourd'hui ainsi que les supports très nombreux, et remplacé par une vis placée sous les quatre ou six pieds de la table. Cette vis, nommée vis calante, peut être mue à volonté; elle sert à corriger les défauts de l'horizontalité, défauts provenant de ce que l'immobilité n'a pas été continue.

c. L'élasticité dépend de la garniture des rebords qu'on nomme alors bandes. Le bois des rebords est garni de longues lisières amoncelées les unes sur les autres, les plus petites en dessous, les plus larges en dessus. Elles  sont recouvertes comme la table du billard d'un drap vert qui autrefois était cloué et qui, aujourd'hui, est maintenu sur l'oeuvre au moyen de la tension simple et de la tension double. Pour que les bandes soient bonnes, elles doivent renvoyer d'un seul rebond la bille d'ivoire qui les rencontre. Aujourd'hui, on fait des bandes, dites bandes américaines, avec des lamettes d'acier ou du caoutchouc. Elles tendent à faire supprimer complètement les bandes de lisière. Les bandes de caoutchouc sont exclusivement employées pour les billards de match. Les bandes métalliques sont un peu plus dures que les bandes de caoutchouc, mais leur rendement est aussi exact.


Enfin, Simonis vint !

C'est en 1680 que fut créé à Verviers, en Belgique, un tissage de laine qui allait prendre une extension considérable et permettre au jeu d'évoluer un peu plus vers ce qu'il est aujourd'hui.


simonis

Le premier traité de Billard fut imprimé à Paris, en 1588.

Il fallut attendre décembre 1696 pour voir paraître le deuxième ouvrage édité sur le continent à La Haye. Mais, on peut dire que la première étude sur le Billard fut l'oeuvre de M. De Mairan, en 1728. Cette étude très importante fut déposée à l'Académie Royale des Sciences, le 14 avril 1728.

Le jeu du Billard prit un tel essor qu'en 1790, on en comptait 800 dans les salles de la capitale.

Les parties jouées en seize points jusque là, arrivaient à partir de 1790, à 30 points, augmentation due à l'amélioration déjà certaine du matériel.

L'actuel Billard français n'apparaît qu'en 1850. Les queues de Billard venaient de subir un changement révolutionnaire, sans doute depuis 1823. Le procédé, rondelle de cuir inventé par le professeur Mingaud, permettait d'exécuter des coups inconnus jusqu'alors. Celui-ci se couvrait d'une craie appelée "blanc d'Espagne".

Mingaud avait fait apparaître, en 1831, un traité intitulé "Le noble jeu du Billard - Coups extraordinaires et surprenants". N'avait-il pas le premier travaillé et inventé "le rétro" ? Mingaud était désormais célèbre et nous lui devons une seconde édition de son traité paru à Londres en 1836.

En 1832, le grand mathématicien et ingénieur Coriolis publie la première étude savante sur le billard. Celle-ci est en libre accès sur internet : elle compte 258 pages bourrées de calculs !


coriolis


On peut situer la découverte et l'application des bandes de caoutchouc ainsi que l'ardoise pour les tables, en 1835. En 1840, le Palais Royal, splendide bazar ouvert à tous les plaisirs, alignait quarante Billards occupés jour et nuit. Sous l'Empire, même Napoléon jouait au Billard quoiqu'il préférât les jeux de cartes et les dés, car il trichait admirablement. Alors qu'au Billard, ce n'était pas facile.

La queue dont il se servait était de palissandre avec incrustations d'ivoire représentant la croix de la Légion d'Honneur, la couronne impériale, un épée à la poignée, la tiare et les attributs impériaux ! C'était l'oeuvre d'un ébéniste italien.

En 1813, un Billard valait 63 napoléons, soit 1260 francs-or (plus de 2 millions huit cent mille centimes actuels).

A partir de 1860, le chauffage des tables de Billard s'effectuait avec des lampes à pétrole placées au-dessous. En 1900, on chauffa au gaz et enfin, en 1925, à l'électricité.

Le jeu à 3 billes, en France remonte donc à 1850.


1873 : premier championnat du monde de billard

C'est en 1873 qu'eut lieu le premier championnat du monde professionnel, il fut remporté par le Français Garnier qui réalisa une moyenne générale de 9,32 avec une série de 113.

En 1874, la victoire revint à Vignaux également français avec 10,56 de moyenne et une série de 159.

L'ivoire, connu depuis 1364, devait permettre par la suite, la fabrication de billes de Billard. Mais depuis 1935, la recherche s'est portée sur des matières de synthèse mises au point par différentes méthodes. Ces nouvelles billes donnent aujourd'hui toute satisfaction et sont employées pratiquement pour tous les modes de jeux.

Comme pour les tapis avec Simonis à Verviers, la Belgique se distingue par la fabrication par Saluc près de Tournai de 80% des billes utilisées dans le monde sous la marque ARAMITH


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Savez vous que le Japon a plus de 1.500.000 licenciés ? Que le Mexique est le deuxième pays par ordre d'importance dans le monde à pratiquer le Billard ? Que le Guatemala, pour une population de 25 millions d'habitants, dispose de 90.000 Billards de 3,10 m.

Aujourd'hui, un nombre extraordinaire de jeux différents peuvent être pratiqués sur une table de Billard. On en écrit au moins 300 sur papier, et les variations se comptent par milliers.

Parmi ces nombreux modes de jeux, les plus pratiqués sont : le Billard Carambole, le Billard Américain, le Snooker et le Pool Anglais.


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Ceci n'était qu'une introduction à l'histoire du billard car il y a tant de choses à dire encore sur ce sujet.
Si vous êtes un vrai passionné, allez découvrir sur notre page "aux sources du billard", une remarquable étude superbement illustrée de documents rares de Antonio Galinha :




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